Suka …..tidak suka….

Aujourd’hui un article un peu plus personnel pour vous raconter ce que c’est la vie à Bali, réellement….

Parce que si y venir en vacances, c’est sympa, magique, inoubliable, etc… y vivre c’est quand même différent! Je pense que la plupart d’entre-vous m’imagine pieds nus dans le sable la plupart du temps avec des fleurs dans les cheveux hein!?… ben la réalité c’est pas tant ça! Même pas du tout je dirais.

Alors bien sûr, vivre à Bali c’est une chance! Mais bon, la chance ça se provoque aussi! J’y suis pas arrivée en tombant du ciel. Je suis venue, j’ai vu et j’ai vaincu !

Alors voici, 10 aspects que j’aime et 10 aspects que je n’aime pas de cette vie sous les palmiers!

Ce que j’aime:

  • La vie à l’extérieur, sans aucun doute le plus grand atout de cette vie à 25° en moyenne! J’aime être dehors et ne pas me sentir enfermée.
  • Conduire « moitié-moitié », mon scooter. C’est le symbole de la liberté le scooter à Bali c’est le meilleur des moyens de transport!
    (le scooter à été baptisé par Agus, qui apprend le français, et remplace feu King-Kong…paix à son âme…)
  • Posséder peu de choses, parce qu’on vit dans une bulle et qu’on a besoin de peu de choses pour y vivre. On ne se préoccupe pas des dernières modes et c’est très bien comme ça.
  • Rêver! Parce que Bali ouvre un champ des possibles pour se réaliser et penser à un autre futur. Bien plus qu’en Europe.
  • Avoir du temps pour être créative. Ce qui est étroitement lié avec mon rythme de vie actuelle. Je ne travaille pas, donc j’ai plein de temps! Et ça j’adore!
  • Apprendre le balinais. J’aime apprendre et j’ai besoin d’activer mon cerveau avec de nouveaux apprentissage. Et aussi parce que ça fait toujours bien marrer toute ma famille balinaise.
  • Le partage. Parce que c’est une notion forte dans la vie des balinais, autant que la solidarité et que ce sont des valeurs auxquelles je m’identifie beaucoup.
  • La nature. Parce que c’est mon plus grand échappatoire et la plus belle des inspirations. Et le vert qu’on trouve à Bali a tellement de nuances différentes qu’on s’y perd facilement. Et puis, ça me fascine moi les arbres géants, les feuilles géantes, la construction de la nature et se dire que c’est fou comme les choses sont créées.
  • Manger. C’est pas nouveau ça! Mais manger avec les mains! Parce que pour une fois dans ta vie tu y a droit et c’est même encouragé! Manger tous dans le même plat, manger des nouvelles choses tout le temps, découvrir des nouveaux goûts. Manger des fruits, beaucoup de fruits!
  • Faire des nouvelles expériences. On a aussi notre routine ici faut pas croire, MAIS, chaque jours est l’occasion de faire de nouvelles choses, d’apprendre de nouvelles choses et de s’en rendre compte surtout.

 

Ce que je n’aime pas: 

  • Les insectes. Je ne crie pas, je n’ai pas spécialement peur, mais je n’aime pas ça. Parce qu’il y en a partout, tout le temps, surtout les fourmis et les mouches. Et cette sensation de se faire tout le temps piquer par quelque chose. C’est mon cas et ça j’aime pas!
  • Etre regardée comme un singe en cage. Parce que vivre au même rythme que les balinais c’est accepter de vivre une vie dans laquelle les gens que vous croisez seront surpris de vous voir tenir ce rôle. Et certains ne sont pas très discret et j’aime pas, mais alors pas du tout être fixée longuement… Alors oui, ça fait partie de mon choix de vie et je l’assume, n’empêche que parfois c’est franchement lourd.
  • L’effet de l’humidité sur ma peau et l’odeur que ça laisse dans mes habits. Y a des problèmes plus grave, je vous l’accorde. Mais qu’est-ce que ça pue!
  • Les coqs de mon voisin. Parce qu’il a une passion pour les coqs appelé « chanteur » ou « rieurs », rapport au son qu’ils font. Déjà je comprend pas l’intérêt et en plus, il me fais chier ce coq à 4h du matin! Et le pire c’est que tu peux rien faire. C’est culturel…
  • Avoir des mauvaises pensées à cause des coqs du voisin…
  • Payer les choses trop cher parce que je suis blanche. Racisme monétaire. Et faire l’expérience d’être « l’autre », celui qu’on traite différemment. Ben c’est pas drôle…
  • Le plastique. J’ai jamais été une grande écologiste en Suisse parce que… honnêtement… c’est pas vraiment l’endroit où se révolter…(enfin c’est mon point de vue). Mais depuis que je suis ici, j’ai une haine grandissante envers le plastique! Et au-delà, envers un gouvernement qui n’en à vraiment rien à foutre!
  • Quand il pleut toute la journée… pareil partout…!
  • Devoir répondre 10x au mêmes questions… parce que si tu penses que ta grand-mère radote et qu’elle est trop curieuse… tu n’as pas de famille balinaise!! Alors une fois pour toute!
    Non je ne suis pas enceinte! (environ 4x par jour par différente personne!). Oui, je mange assez!  (la famille, tout le temps! Parait que je maigris à vue d’oeil! Si je les écoute dans 10jours je n’ai que la peau sur les os!). Oui je peux parler indonésien (mais ils continuent à me parler en balinais…). Oui, je sais cuisiner/nettoyer/faire la lessive/etc… (comme si je vivais dans un château avec 10’000 servants en Suisse). Où tu vas? Je me promène (environ 25x par jours chaque personne que tu rencontres).

    C’est pas tellement répondre à ces questions qui me dérange, mais c’est de devoir répéter les mêmes réponses aux mêmes personnes d’une fois à l’autre…

  •  La frustration de la barrière de la langue. Parce que oui, parler indonésien ou anglais ou baragouiner en balinais c’est bien, mais on est jamais la même personne que dans sa langue d’origine…

 

Et puis, au delà des insectes, vivre à l’étranger c’est accepter qu’on est pas chez soi, aussi intégré qu’on puisse l’être, il y aura toujours des choses auxquelles on aura pas accès. Et puis, c’est accepter aussi que « chez-soi », c’est plus chez-soi… C’est être entre-deux tout le temps et plus trop savoir à quoi on appartient. C’est connaître deux façons de vivre très différentes, y voir les bons et les mauvais côtés et rêver de pouvoir tout mélanger, ce qui n’est pas forcément possible.

C’est faire l’expérience d’être « l’autre ». Celui qui n’est pas d’ici, qui ne parle pas la langue (ou peu, ou mal), qui n’est pas pareil, celui qui a « de la chance », ou « de l’argent ». C’est être mal vu, être la victime des bonnes blagues (celles où on se tape sur la cuisse, tu vois le genre..). C’est ne pas avoir le droit de travailler, de devoir payer pour rester, être celui envers qui on a des soupçons, c’est se sentir seul, même très entouré, devoir se remettre en question, devoir s’adapter, tout le temps…

Et puis, c’est l’occasion de mieux comprendre l’autre. De retrouver et d’intégrer des valeurs de société que la nôtre à oublier, de se mélanger, de partager, de faire découvrir, de faire rire, d’étonner, d’accepter et de tolérer.

Vivre à l’étranger c’est pas aussi beau qu’y venir en vacances, mais c’est des souvenirs bien plus forts que des cartes postales. Plus que la beauté des paysages, c’est l’expérience d’une vie.

Je vous embrasse bien fort!

 

Auteur : whynotcoconutbali

27ans (et toutes mes dents!), la vie sous les palmiers dans l'Est de Bali!

2 commentaires

  1. Comme ton article me parle…. ahahh quels souvenirs ! Les balinais et leur indiscrétion 😉
    Je me retrouve dans tout ce que tu dis… le meilleur cest qu au fur et a mesure du temps tu comprendras tout ce qui se dit (enfin dans l ensemble) le best reste quand tu reponds en balinais et la cest le chooooc ahahah
    Jme rappelle quand je vendais le poisson au bord de la route… tout le monde s arretait les premieres semaines pour demander qui j etais et je leur repondais moi meme et du coup jarrivais a vendre le poisson a un bon prix en négociant lol
    Cest incessant hein « nyen tamune ? » « Uli dije? » « kije ake? » « Ube maem? » Ahahh non stop les memes questions jusqu a 100fois par jour mais javoue ca me manque quand meme un peu aaaaaah !
    Jai hate de lire la suite de ta vie la bas ! Profites en bien
    Ciummm gede dari Prancis

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    1. Merci Manon! J’imagine qu’on y passe tous/toutes par ces moments… Et puis sûr que quand je suis revenue en Suisse, ça me manquait ces petites conversations sur le bord de la route..! Que veux-tu, on est jamais content de ce qu’on a.
      Je te fais des becs! J’espère que tout se passe bien pour toi!!

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